Thèses

    Thèses soutenues à l’OCS depuis 2013

    Le temps de l’événement architectural : fabrication et mise en scène de tours de bureaux et leurs quartiers : la City, la Défense, Francfort.

    par Loïse Lenne, sous la direction de Antoine Picon et Pierre Chabard, soutenue le 16 juillet 2015.

    L’ambition de cette recherche est d’interroger et de clarifier l’emploi du terme événement à propos de réalisations architecturales et des phénomènes qui les entourent. Elle a été menée grâce à l’étude de trois quartiers de tours et d’affaires européens – la City, la Défense, Francfort – qui apparaissent propices à la recherche d’événements. L’événement architectural y est vu, à l’instar de tout événement, non comme un donné immanent advenant par luimême, mais comme un construit auquel participe chaque acteur en amont et en aval, du client qui organise un concours aux médias qui fabriquent sa réception. Cette construction est caractéristique de la période récente. L’événement architectural tel que nous le définissons n’est pas un simple mode d’existence de l’événement mais le produit d’un rapport au temps particulier que certains historiens voient comme étant uniquement tourné vers le présent et qualifient à l’aide de la notion de régime d’historicité. Dans les quartiers étudiés, l’événement prend la forme de mises en scène de l’existant lors de festivals ou grâce à la réalisation de bâtiments qui se présentent comme atemporels et hors de toute question de style. Il ne provoque plus nécessairement de rupture. Mais alors que ce phénomène tourne tous les regards vers l’architecture des bâtiments, il opère également une réduction dans leurs caractéristiques architecturales. L’architecture, en devenant événement ou en étant utilisée par un événement festif, n’est plus vue que sous l’angle de questions typologiques plus ou moins réduites et de différenciation pour faire mémoire. Ces deux points sont vus comme la part irréductible de l’architecture, indissoluble dans l’événement, dernier levier d’action pour les architectes aux prises avec une demande en événement.

    L’architecture de la voie. Histoire et théories.

    par Éric Alonzo, sous la direction d’Antoine Picon et Sébastien Marot, soutenue le 22 mars 2013.

    À partir la fin des années 1980, la multiplication de projets de rues, routes, autoroutes et parkways confiés à des architectes ou des paysagistes, est souvent interprété comme la « renaissance » d’une tradition spécifique à ces derniers qui aurait perduré jusqu’au XIXe siècle, avant que la voie ne soit plus régie que par des préoccupations techniques. Il s’agit ici de vérifier et d’approfondir cette hypothèse, en étudiant comment, de l’antiquité à nos jours, s’est expérimentée, inventée ou théorisée une manière de concevoir la voie, dans sa dimension concrète et tangible, comme objet de “l’architecture” (considérée dans son acception large, incluant en grande partie le paysagisme et l’urbanisme). Les trois premières parties traitent successivement de la manière dont la conception architecturale des voies s’est opérée jusqu’au début du XXe siècle, suivant trois paradigmes : l’édifié, le jardin et le flux. La quatrième et dernière partie s’intéresse à l’abandon, aux permanences et aux recompositions que provoque l’irruption la circulation automobile et se demande si, comme il est communément admis, ce nouveau mode de locomotion est à l’origine d’un changement radical de paradigme. La conclusion ouvre enfin quelques pistes de réflexions sur la manière de penser aujourd’hui la voie, à l’inverse des doctrines de l’hybridation, au sein du champ inclusif de l’architecture.

    Thèse en cours à l’OCS

    L’architecture solaire et l’émergence de l’écologisme, 1965-1985

    par Paul Bouet, sous la direction de Sébastien Marot et Nathalie Lancret, en préparation depuis 2016.

    À partir des années 1960, la crainte de l’épuisement des ressources fossiles et la montée en puissance des préoccupations environnementales suscitent un ensemble de recherches qui visent à utiliser l’énergie solaire à des fins de chauffage, de production d’électricité, et d’une reconfiguration plus large du projet architectural. Ces recherches se développent et se diffusent fortement suite au choc pétrolier de 1973, avant de décliner au début des années 1980. Cette thèse propose d’analyser le développement de l’architecture solaire à travers ses débats internes et ses interactions avec les courants architecturaux contemporains, dans le contexte culturel, politique et scientifique de l’émergence de l’écologisme. Elle se concentre sur le terrain français tout en examinant la circulation des projets et des discours à l’international, et en particulier les échanges avec les États-Unis. La thèse vise ainsi à intégrer les recherches sur l’utilisation de l’énergie solaire à l’histoire de l’architecture, et à mettre en évidence leur rôle dans la constitution d’un courant de pensée écologiste.

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